Maintenant que j'ai appris à me déplacer dans Salvador, au moyen du bus (qui aura droit à un article tellement il est fun), du taxi ou de mes jambes, je vais et viens entre les appartements de ma cousine Michelli et de ma marraine. La première habite le quartier un peu baba cool et populaire de Rio Vermelho (Fleuve Rouge), l'autre celui de Barra, plus huppé et face à la mer. Ce dernier est mieux situé, par rapport aux musées et au centre ville, par contre les gens sont moins groovy que dans les quartiers plus pauvres. Mais de ma fenêtre, je vois le meilleur bar à jus de fruits de la ville, et les jours où le temps est clair, j'aperçois au loin la cote bretonne.
mardi 29 avril 2008
(Une chambre avec vue s'il vous plaît)
Maintenant que j'ai appris à me déplacer dans Salvador, au moyen du bus (qui aura droit à un article tellement il est fun), du taxi ou de mes jambes, je vais et viens entre les appartements de ma cousine Michelli et de ma marraine. La première habite le quartier un peu baba cool et populaire de Rio Vermelho (Fleuve Rouge), l'autre celui de Barra, plus huppé et face à la mer. Ce dernier est mieux situé, par rapport aux musées et au centre ville, par contre les gens sont moins groovy que dans les quartiers plus pauvres. Mais de ma fenêtre, je vois le meilleur bar à jus de fruits de la ville, et les jours où le temps est clair, j'aperçois au loin la cote bretonne.
(...)
Mercredi 23 Avril de l'an de grâce 2008
C'est super excitant de faire ses premiers pas dans une ville qu'on connaît à peine. Bon, aujourd'hui j'avais juste une rue à traverser pour aller à la plage, mais c'est l'inconnu !!
Tous les immeubles ont des grilles ici. Le portier me laisse sortir, je lui lève mon pouce selon l'usage pour le remercier. Dehors, je respire un bon coup et me lance... Oh la mer, oh le soleil, oh la douce brise, oh les oiseaux mélomanes ! Là je croise un mec plutôt mignon. Je compte trois secondes dans ma tête, puis je me retourne sur lui.
Lui aussi s'était retourné.
Et il se marrait comme une baleine.
Lui aussi s'était retourné.
Et il se marrait comme une baleine.
Normal, une robe coincée dans la petite culotte, c'est plutôt drôle.
(Ma valise s'est fait la malle)
Mardi 22 Avril de l'an de grâce 2008
J'ai toujours élevé ma valise en la laissant faire ses propres choix et assumer la responsabilités de ceux-ci. Je ne pense pas que ce soit vraiment de la faute des compagnies aériennes si elle n'est pas arrivé en même temps que moi à Salvador. Il est évident que le professionnalisme des brésiliens est au dessus de tout soupçon. Je décide de croire que ma valise est tombée amoureuse d'un baise-en-ville espagnol dans la soute et qu'elle est partie vivre sa divine idylle avec lui durant mon escale à Madrid.
Qu'importe, de toutes façons tout le monde sait bien qu'au Brésil nous vivons avec des feuilles de bananier pour cacher le peu de vertu que nous ayons...
(Le Brésil pour les Nuls)
Lundi 21 Avril de l'an de grâce 2008
Salvador est une ville Playmobile. Les habitants et les voitures ne sont pas en plastique certes, mais les couleurs de la ville sont tout à fait chatoyantes. Ou alors peut-etre que c'est le soleil qui les fait plus ressortir... bien que ça soit le même qu'en France. Bien que je ne supporte pas vivre en ville, je pense pouvoir, en prenant sur moi, faire une exception pour celle-ci. Il fait subliment beau, et le bleu du ciel me crève les yeux. Les routes ont vraiment l'air d'avoir envie qu'on leur roule dessus, cheveux au vent, les Puppetmastaz à fond les ballons et en bougeant la tête comme des vrais rockers.
Bon un peu de culture, vous l'aurez voulu: Salvador est la deuxième ville sur le planning des touristes. Une fois que les gringos ont compris que Rio, et bien c'était moche et pollué, ils se ramènent ici pour retrouver un peu d'espoir en l'être humain. Admirez mon objectivité à toute épreuve... Salvador c'est la ville aux 165 églises, aux trois millions d'habitants (ça doit faire un peu plus que Guérande), le point de rencontres entre l'Europe et l'Afrique. Comment ne pas l'aimer? Non seulement pour son atmosphère si particulière, mais aussi pour ses trésors architecturaux, sa cuisine incroyable, sa musique dont Gilberto Gil et Caetano Veloso sont les plus célèbres représentants, et pour sa perpétuelle ambiance de fête ! T'as vu comment je le vends bien mon produit ?!
Le site de Salvador fut découvert en 1501 par Amerigo Vespucci (cat). A l'époque, les GC (gentils colonisateurs) avaient pris l'habitude de baptiser chaque point d'implantation du nom d'un saint. La baie de Salvador était tellement grande qu'on la nomma Bahia do Todos os Santos (Baie de Tous les Saints). Elle fut la première capitale du Brésil avant qu'on ne découvre des mines d'or près de Rio de Janeiro, en 1763 à peu près...
Tout ça pour dire que je sur-love cette ville
Salvador est une ville Playmobile. Les habitants et les voitures ne sont pas en plastique certes, mais les couleurs de la ville sont tout à fait chatoyantes. Ou alors peut-etre que c'est le soleil qui les fait plus ressortir... bien que ça soit le même qu'en France. Bien que je ne supporte pas vivre en ville, je pense pouvoir, en prenant sur moi, faire une exception pour celle-ci. Il fait subliment beau, et le bleu du ciel me crève les yeux. Les routes ont vraiment l'air d'avoir envie qu'on leur roule dessus, cheveux au vent, les Puppetmastaz à fond les ballons et en bougeant la tête comme des vrais rockers.
Le site de Salvador fut découvert en 1501 par Amerigo Vespucci (cat). A l'époque, les GC (gentils colonisateurs) avaient pris l'habitude de baptiser chaque point d'implantation du nom d'un saint. La baie de Salvador était tellement grande qu'on la nomma Bahia do Todos os Santos (Baie de Tous les Saints). Elle fut la première capitale du Brésil avant qu'on ne découvre des mines d'or près de Rio de Janeiro, en 1763 à peu près...
Tout ça pour dire que je sur-love cette ville
(Fini de rire)
Dimanche 20 Avril de l'an de grâce 2008
Mon voyage fut une véritable aventure. Bon peut-etre pas, disons une aventurette... Mon amour (fake) pour les déplacements en avion ne saurait t'échapper aimable lecteur.
Adieu la France!
J'aurais eu l'impression de faire les choses à moitié si j'avais échappé au plateau-repas, qui n'a de "repas" que le nom. J'ai pourtant essayé de me débattre, de partir en courant, mais les issues étaient gardées. Mon plateau-repas me regardait avec un air plein de compassion (oui, eux aussi ont un coeur). Brochettes de porc et taboulé au poulet, c'était bien ma veine !
J'ai une pensée toute particulière pour mon voisin de fauteuil; un charmant touriste américain, avec toutes les options. Il arborait une vaillante moustache, un t-shirt "Everything is bigger in Texas" et un sourire niais. D'un naturel agréable, il avait une légère tendance à s'avachir sur mes genoux avec un air d'innocence. Mais vous vous doutez bien que ça n'a en rien gêné l'amitié qui naissait déjà entre nous. Il lorgnait sur mes brochettes, puis m'a demandé en bavant si je comptais les manger et dans le cas contraire, s'il pouvait les courtiser. Comme je préfère éviter d'énerver un cowboy, je lui ai refilé le bout de viande avec courtoisie, en y ajoutant un quignon de pain si jamais son cheval avait faim.
L'hôtesse (ou son maquillage, pas facile de savoir qui parlait) ne voulait pas que j'écoute les Fatals Picards pendant l'atterrissage. Alors que je lui explique que ça m'aide à supporter l'idée de mourir misérablement écrasée, elle me dit qu'elle n'a rien contre eux, c'est juste que ça peut dérégler les appareils de l'avion. Je vois pas en quoi c'est mon problème...
Gosh une tempête ! Là c'est sur que je vais trépasser. J'aurais tant aimé voir Siracuse...Mon américain me tend une main moite que j'accepte. Je vois bien dans ses yeux que nous partageons la même joie de s'être connu et de vivre nos derniers instants ensemble. A la surprise générale, nous survécurent.
Correspondance à Madrid, cet aéroport est une blague géante... L'anglais des autochtones est hilarant, autant que mon espagnol. Pour parler comme ça, je suis persuadée qu'ils planquent des tortillas dans leurs bas-joues. On m'indique vaguement un escalier menant à une pièce qui a tout d'une cave. Là, un muchacho tellement musclé que ça doit être illégal et mangeur de Stickles me dépose manu militari dans un bus. Bien entendu, le véhicule fait la taille de trois stades de foot et je suis la seule passagère. Après quelques slaloms déchaînés entre quelques avions à l'arrêt, le conducteur sous hormones s'arrête sans logique apparente devant une immense porte et me baragouine quelque chose... Je lui demande s'il peut me la refaire en langue anglaise. Dommage pour moi, ce n'est pas dans ses capacités, mais par contre il me propose de parler hollandais. C'est là que crevée, droguée par mes 27 vaccins préventifs et sous alimentée, j'éclate de rire. Pas très longtemps, car vue l'expression de l'hispanisant, mon instinct me souffle de me diriger vers la sortie la plus proche, en courant au besoin. J'ai erré comme une âme en peine sans eau ni provisions durant presque une semaine avant de trouver l'avion pour Salvador. L'hôtesse m'indique le sens de circulation de l'engin, c'est le même que d'habitude, quel soulagement.
Arrivée à ma place où je m'affale comme un sac de sable, je constate avec ravissement que le magazine "In Touch" m'offre un exemplaire. De la lecture saine, oui Madame. Il faut savoir se cultiver en s'amusant (sic)...
La bombe qui semble avoir une qualification de steward me tend un plat de poulet à la moutarde. C'est plus de la veine que j'ai, c'est une artère! Comme je suis une fille conciliante (affamée en fait), j'accepte d'avaler un bout de carotte pour lui. Il me fait une remarque que je ne comprend pas, mais heureusement que le gloussement stupide qui sort de ma bouche ne connaît pas la barrière de la langue, lui...
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