mardi 29 avril 2008

(Fini de rire)



Dimanche 20 Avril de l'an de grâce 2008

Mon voyage fut une véritable aventure. Bon peut-etre pas, disons une aventurette... Mon amour (fake) pour les déplacements en avion ne saurait t'échapper aimable lecteur.

Adieu la France!

J'aurais eu l'impression de faire les choses à moitié si j'avais échappé au plateau-repas, qui n'a de "repas" que le nom. J'ai pourtant essayé de me débattre, de partir en courant, mais les issues étaient gardées. Mon plateau-repas me regardait avec un air plein de compassion (oui, eux aussi ont un coeur). Brochettes de porc et taboulé au poulet, c'était bien ma veine !
J'ai une pensée toute particulière pour mon voisin de fauteuil; un charmant touriste américain, avec toutes les options. Il arborait une vaillante moustache, un t-shirt "Everything is bigger in Texas" et un sourire niais. D'un naturel agréable, il avait une légère tendance à s'avachir sur mes genoux avec un air d'innocence. Mais vous vous doutez bien que ça n'a en rien gêné l'amitié qui naissait déjà entre nous. Il lorgnait sur mes brochettes, puis m'a demandé en bavant si je comptais les manger et dans le cas contraire, s'il pouvait les courtiser. Comme je préfère éviter d'énerver un cowboy, je lui ai refilé le bout de viande avec courtoisie, en y ajoutant un quignon de pain si jamais son cheval avait faim.
L'hôtesse (ou son maquillage, pas facile de savoir qui parlait) ne voulait pas que j'écoute les Fatals Picards pendant l'atterrissage. Alors que je lui explique que ça m'aide à supporter l'idée de mourir misérablement écrasée, elle me dit qu'elle n'a rien contre eux, c'est juste que ça peut dérégler les appareils de l'avion. Je vois pas en quoi c'est mon problème...
Gosh une tempête ! Là c'est sur que je vais trépasser. J'aurais tant aimé voir Siracuse...Mon américain me tend une main moite que j'accepte. Je vois bien dans ses yeux que nous partageons la même joie de s'être connu et de vivre nos derniers instants ensemble. A la surprise générale, nous survécurent.

Correspondance à Madrid, cet aéroport est une blague géante... L'anglais des autochtones est hilarant, autant que mon espagnol. Pour parler comme ça, je suis persuadée qu'ils planquent des tortillas dans leurs bas-joues. On m'indique vaguement un escalier menant à une pièce qui a tout d'une cave. Là, un muchacho tellement musclé que ça doit être illégal et mangeur de Stickles me dépose manu militari dans un bus. Bien entendu, le véhicule fait la taille de trois stades de foot et je suis la seule passagère. Après quelques slaloms déchaînés entre quelques avions à l'arrêt, le conducteur sous hormones s'arrête sans logique apparente devant une immense porte et me baragouine quelque chose... Je lui demande s'il peut me la refaire en langue anglaise. Dommage pour moi, ce n'est pas dans ses capacités, mais par contre il me propose de parler hollandais. C'est là que crevée, droguée par mes 27 vaccins préventifs et sous alimentée, j'éclate de rire. Pas très longtemps, car vue l'expression de l'hispanisant, mon instinct me souffle de me diriger vers la sortie la plus proche, en courant au besoin. J'ai erré comme une âme en peine sans eau ni provisions durant presque une semaine avant de trouver l'avion pour Salvador. L'hôtesse m'indique le sens de circulation de l'engin, c'est le même que d'habitude, quel soulagement.
Arrivée à ma place où je m'affale comme un sac de sable, je constate avec ravissement que le magazine "In Touch" m'offre un exemplaire. De la lecture saine, oui Madame. Il faut savoir se cultiver en s'amusant (sic)...
La bombe qui semble avoir une qualification de steward me tend un plat de poulet à la moutarde. C'est plus de la veine que j'ai, c'est une artère! Comme je suis une fille conciliante (affamée en fait), j'accepte d'avaler un bout de carotte pour lui. Il me fait une remarque que je ne comprend pas, mais heureusement que le gloussement stupide qui sort de ma bouche ne connaît pas la barrière de la langue, lui...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Le Picard te sauvera, un jour tu verra Maria!

Anonyme a dit…

Ola Mariaaa
Esta Matthieu!!
lol j'arrete de faire semblant, je parle pas brésilien... (tiens, il manque un chapitre dans "Le brésil pour les nuls", celui de la langue..)
Yè sui fou de toaaaaa

Je suis tes aventures trépidantes en tripotant mon scorpion métallique... toi seul peut comprendre...

Bisooouuuuu