samedi 3 mai 2008

(Première sortie entre djeun's)

Le "Forol”, c’est dingue. Le samedi soir, tout ce que la ville compte de moins de 30 ans (après c’est les vieux) se retrouvent au bord de la mer et s'entasse dans des cabanes en bois de la taille d'un hangar. La musique n'est pas du meilleur goût, la morale m'interdit de traduire les paroles ici. Les chanteurs ont la nuque longue, un air d'Emile & Images et se déchaînent grave sur leur synthé. C'est une sorte de lambada, qui n'est pas que le titre d'une chanson, mais un genre à part entière au Brésil. C'est sen-suel voyez? Enfin, ça l'était un peu moins après les douze hectolitres de bière que nous nous sommes enfilés avec Michelli et mon cousin Igor (!)... J'ouvre une parenthèse qui me parait essentielle: la bière du Brésil, bah c'est pas celle de la France. "Logique" me direz-vous. Ce que je veux dire, c'est que non seulement il y a une différence de saveur, mais aussi de mode de consommation. Ici la bière, c'est quasiment une question de survie. Et ça serait dommage de mourir déshydraté hein? Elle est toujours glacée, suave, et sait se montrer fourbe. A la fin de la soirée, mes 27 centimètres de talons et moi, nous étions en total désaccord artistique.

On s'est déhanchés comme des malades pendant des heures sur des tubes populaires dont je ne comprenais que la moitié. Mais bon, à partir du moment où ça fait du bruit, tu sais que ça se danse. Je me suis retrouvée par erreur collée et très très serrée contre un jeune homme qui pensait savoir parler français. Deux pas par là, deux par ici, ça a l'air facile, et pourtant... Quelques passes de rock de temps à autre si le mec est en forme. On mélange nos sueurs, notre alcoolémie, on est tout content. Au bout d'un moment, Michelli et moi avons décrété que les garçons auraient pu se donner la peine d'être beaux et spirituels. Mais comme il n'y avait aucune bonne volonté de leur part, autant danser toutes les deux. Immédiatement, une bande de boulets phallocrates (qui a une époque ont été des hommes) nous ont encerclées, avec des regards de hyènes... Autrement, le mâle brésilien est plutôt attachant, bien qu'il matte tout ce qui bouge, à partir du moment où ça ne mange pas de croquettes. En tous cas ce fut une soirée méga chouette, le tout pour 5 euros (gnark gnark). J'ai commencé une collection de capsules de bière pour Léo. Bon j'en ai trois pour l'instant, mais j'ai bon espoir !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je t'envie Maria.

Anonyme a dit…

5 euros O_O
Et bien ça vaut le coup =P